En devenir
Des traits dessinés à la défonceuse sur un carton d’emballage mis à plat façon tableau. Peinture au pistolet pour composition au masquage : la réserve enlevée, le carton parfois arraché, peu importe, je recommence l’opération jusqu’à satisfaction.
Enfin un beau carton de déballage !
Une chute de bois pour éviter (vraiment ?) la chute des plâtres : duo de matériaux pour équilibre trash. Un insecte se pose et c’est le crash. Je donne ma langue au chat, du plâtre mal léché pour terminer mal empalé.
Ces petits scénarios sont risibles mais l’ikéart contemporain à l’usinage des productions artichauts devant me pousse consciemment à les aimer : une tentative de construction par une corruption de conception !
Bricolage mal fait, utilisation des rebuts, découpage à « l’arrache », cloutage sauvage : le formalisme naît de ma poubelle.
Merci chère société consumériste, je me consume comme un con qui s’hume.
Et comme aurait pu dire tonton Adolf : une pomme, un peuple, des profits. On a bien avancé, c’est trop cool : je suis devenu un gogueule qui dégueule !
Texte d’intention pour l’exposition « De rien à rien : c’est parfait ! » au Pavillon à Pantin en Janvier 2015.
Olivier nerry, mardi 10 décembre 2024